06/02/20

Auchan - Nessun accordo sindacale sulla testa di lavoratrici e lavoratori


"Conad-Auchan: 3 mila esuberi. Il rischio di un’altra Ilva nella grande distribuzione".


A Taranto, potrebbero esserci 90 esuberi.

NO ad accordi sindacali sulla testa dei lavoratori.


Ricordiamo che ad aprile scorso i sindacati confederali fecero passare un accordo sul "contratto di solidarietà" - Per questo fecero un referendum ricattatorio, che, però, una buona parte dei lavoratori respinse.


Riportiamo stralci dell'articolo che facemmo allora:
"...un referendum ricattatorio, fatto in un clima di intimidazione e di decisione già concordate con l’azienda da parte dei sindacati confederali...
L’azienda pretende di ottenere comprensione per questo taglio delle ore e del salario, per il fatto di essere sul piano nazionale in difficoltà economica, a causa, dice, della competizione dei discount, della contrazione dei consumi.
Ma queste sono il frutto solo delle loro stesse leggi del capitale.
Tutti i padroni si fanno concorrenza spietata per avere il monopolio, a volte vince uno altre volte un altro, tutti si muovono non certo sulla base di bisogni delle masse popolari ma per fare più profitti.
Nello stesso tempo i padroni, per scaricare la loro crisi, tagliano i salari, riducono sempre più il lavoro, lo impoveriscono, lo precarizzano sempre più, ecc., e poi si lamentano che vi è la “contrazione dei consumi”, che la gente normale deve tagliare anche spese essenziali, o andare a comprare dove i prezzi sono meno alti.
I padroni creano la crisi, ma poi pretendono di scaricarla sui lavoratori e che i lavoratori siano anche “comprensivi”.

I sindacati confederali ricattano, dicendo ai lavoratori che o mangiano questa minestra o la prospettiva è licenziamenti; fanno passare come vittoria il fatto di aver concordato una solidarietà al 22% invece che al 27% come richiesto all’inizio da Auchan.

Noi pensiamo e speriamo che, al di là del risultato del referendum, la rabbia si trasformi in nuova organizzazione e in nuova lotta.
Auchan non si fermerà, una volta avuta "la mano", pretenderà se i suoi utili calano ancora, di avere il "braccio".
Quindi, anche per questo non bisogna rassegnarsi e non aspettare il nuovo attacco per mobilitarsi.
Lo Slai cobas e soprattutto le lavoratrici slai cobas per il sindacato di classe conferma il suo appoggio, sostegno.
Per contatti: slaicobasta@gmail.com - via Livio Andronico, 47 Taranto

Indetto per lunedì 9 marzo, lo sciopero delle donne. Qui sotto la comunicazione dello Slai Cobas s.c.

A tutte le lavoratrici.
lo Slai cobas per il sindacato di classe ha fatta l'indizione ufficiale dello Sciopero delle donne del 9 marzo 2020, inviandolo a tutti i Ministeri, associazioni padronali, Enti, e alla Commissione di Garanzia Sciopero.

Lo Sciopero delle donne si fa anche quest'anno! E lo possono fare tutte, tutte sono coperte sindacalmente (al di là della propria iscrizione - o non iscrizione - a qualsiasi sindacato), sia nei posti di lavoro pèrivati che pubblici e in tutti i settori.
Fermo restando che appoggiamo l'appello di Nudm ai sindacati confederali perchè indicano lo sciopero generale per la giornata del 9 marzo.
Se, purtroppo, non lo dovessero fare, comunque tutte possno scendere in sciopero  (per eventuale info: mfpr.naz@gmail.com o slaicobasta@gmail.com.
Che quest'anno lo sciopero sia più grande ed esteso di prima!
MFPR

In allegato, la piattaforma dello sciopero delle donne, indicata dal Mfpr, frutto delle lotte, delle inchieste, delle proposte di associazioni, di Nudm.

Qui sotto la schermata del sito della Commissione Garanzia Sciopero.


Bella ciao - Addio a Floriana Garosi: ex staffetta partigiana durante la Resistenza

E' morta oggi a 92 anni a Castelfiorentino Floriana Garosi, ex staffetta partigiana durante la Resistenza.
Lo hanno annunciato sui social il sindaco Alessio Falorni e il deputato Laura Cantini.
Nel 2016 Garosi fu insignita della Medaglia della Liberazione.

Nonostante la giovanissima età durante il passaggio della guerra, "Fra i partigiani aveva acquisito una certa fama per la sua capacità di disinnescare le mine - ricorda il sindaco Falorni - ha sempre preso la politica con una serietà assoluta, lavorando per il Paese e per i propri ideali in tutti gli incarichi di responsabilità che ha ricoperto, e ha continuato fino a quando ha potuto perseguire l'impegno civile di raccontare gli orrori della guerra e del fascismo".
Floriana Garosi ricopriva attualmente il ruolo di presidente onorario dell'associazione partigiani di Castelfiorentino.

05/02/20

Mays Abu Ghosh, studentessa palestinese torturata nelle carceri israeliane


Par Samidoun
L’étudiante palestinienne en journalisme Mays Abu Ghosh s’est entretenue avec des avocats de la Commission palestinienne des affaires des prisonniers. Elle a parlé de la torture et des mauvais traitements subis pendant plus de 30 jours.
Étudiante à l’Université Bir Zeit et originaire du camp de réfugiés de Qalandiya, Mays Abu Ghosh, âgée de 22 ans est écrivain et militante étudiante dont l’action a pour but de faire connaître les luttes des prisonniers politiques palestiniens et des réfugiés palestiniens.
Dans sa déclaration aux avocats, Abu Ghosh a rapporté qu’elle avait été enlevée par les forces d’occupation israéliennes lors d’un raid violent le 29 août 2019, lorsque les soldats armés ont forcé la porte de la maison de sa famille et l’ont envahie, en saccageant ses biens et ceux de sa famille, puis lui ont bandé les yeux, l’ont menottée puis emmenée dans un camp militaire de l’occupation près du barrage de Qalandiya.
Scène du kidnapping de Mays Abu Ghosh au barrage militaire de Qualandya – Photo : Médias sociaux
Pendant qu’elle était détenue à cet endroit, les soldats l’ont traînée violemment sur le sol alors qu’elle était menottée et les yeux bandés, tout en la maudissant et en lui criant des injures au visage.
Plus tard, Mays a été transférée au centre d’interrogatoire de Moskobiyeh. Elle a été déshabillée et fouillée, puis transférée dans les cellules d’interrogatoire. Elle a rapporté que ses interrogatoires ont duré plusieurs heures à chaque fois, alors qu’elle était enchaînée à une petite chaise à l’intérieur d’une cellule glaciale.
Après six jours, « l’interrogatoire militaire » a commencé avec elle, ce qui comprenait l’utilisation de positions hyper-douloureuses comme la « banane » et le « squattage » ou « fausse chaise » pendant de longues périodes, dans le but de lui arracher une fausse confession.
Cette position impose que le corps du détenu forme un arc extrêmement douloureux au niveau de la poitrine et de l’estomac. Les détenus sont contraints de rester dans cette position plus que ce que le corps peut supporter, jusqu’à ce que leur dos finisse par toucher le sol ou les genoux d’un interrogateur assis derrière eux – Image : Samidoun
Mays a été giflée, battue et privée de sommeil. Cet « interrogatoire militaire » s’est poursuivi pendant trois jours, au cours desquels toutes ces tactiques de torture se sont succédées. Abu Ghosh a raconté qu’à un moment donné, elle avait tenté d’échapper à ses interrogateurs en se recroquevillant dans l’un des coins de la cellule, mais l’interrogateur avait commencé à cogner sa tête contre le mur, la frappant tout en hurlant des obscénités.
Ensuite, ses interrogateurs ont délibérément amené son frère et ses parents dans le but de la forcer à avouer en menaçant de les emprisonner eux aussi.
Son frère âgé de 17 ans a ensuite été condamné à la détention administrative, sans inculpation ni jugement, bien qu’il soit mineur.
Mays a déclaré que les conditions qui prévalaient dans les cellules d’interrogatoire étaient extrêmement difficiles, sans la moindre commodité pour les prisonniers. Les murs sont en béton et rugueux, le matelas est mince, sans housse ni oreiller, et les lumières sont allumées 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et des bruits forts et intrusifs forts empêchent constamment les détenus de dormir. Elle a également noté que les repas fournis étaient très médiocres et que des eaux usées entraient dans sa cellule et imprégnaient le matelas.
A un moment donné, un gros rat est entré dans sa cellule, lequel, selon elle, a été intentionnellement amené par les interrogateurs afin de la tourmenter encore davantage. Ses geôliers ont à plusieurs reprises tardé à répondre aux demandes les plus simples, par exemple pour accéder aux toilettes, et ont été à plusieurs reprises provocateurs et moqueurs. Après 30 jours de ce traitement sous interrogatoire, elle a été transférée à la prison de Damon, où elle se trouve encore aujourd’hui, avec ses concitoyennes palestiniennes.
Elle est à présent accusée par les tribunaux militaires israéliens – qui condamnent plus de 99% des détenus palestiniens – d’avoir participé à des activités étudiantes sur le campus de l’Université Bir Zeit. La détention administrative de son frère a de nouveau été renouvelée et il continue d’être emprisonné sans inculpation ni jugement.
L’étudiante palestinienne emprisonnée Mays Abu Ghosh a toujours pris fait et cause pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah Georges Ibrahim Abdallah – Photo : médias sociaux
Plus tôt, sa famille de Mays a parlé de son expérience d’avoir été amenée voir Mays durant son interrogatoire, notant que des signes de torture étaient visibles sur son visage et son corps. « Son visage était plein d’ecchymoses et son corps était très pâle. Je ne pouvais pas la serrer dans ses bras à cause de la douleur qu’elle éprouvait sur tout son corps », a rapporté sa mère.
L’association Addameer de soutien aux prisonniers a convoqué une conférence de presse le 23 décembre pour souligner la torture et les mauvais traitements infligés à des prisonniers palestiniens, dont Abu Ghosh.
Mays Abu Ghosh et Samah Jaradat sont deux des nombreux étudiants palestiniens qui sont pris pour cible par l’occupation israélienne, et arrếtés et emprisonnés pour leur implication dans des activités étudiantes sur le campus. Shatha Hassan, présidente du conseil du conseil étudiant de l’Université Bir Zeit, a été condamnée à quatre mois de détention administrative, à une peine d’emprisonnement sans inculpation ni jugement.
Il y a des centaines d’étudiants universitaires palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, dont environ 80 venant de Bir Zeit.
Le réseau de solidarité des prisonniers palestiniens Samidoun demande instamment la plus large action et mobilisation pour soutenir Mays Abu Ghosh et les étudiants palestiniens emprisonnés par les forces d’occupation israéliennes. Nous exhortons les étudiants du monde entier à organiser des événements, des veillées et des actions d’information pour faire connaître et soutenir la lutte des étudiants palestiniens sous occupation, et nous appelons toutes les personnes de conscience à développer la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël. La liberté pour Mays Abu Ghosh et tous les étudiants palestiniens !
2 janvier 2019 – Samidoun – Traduction : Chronique de Palestine

04/02/20

DAL LAVORO DA SCHIAVE ALLA SCHIAVITÙ DOMESTICA


Su questa condizione della stragrande maggioranza delle donne vi invitiamo a leggere l'opuscolo del MFPR: '360°', dove vi è un importante articolo di analisi teorica su "Produzione e riproduzione - femminismo radicale o marxismo?" - Si può richiedere a mfpr.naz@gmail.com

Da Operai Contro


I licenziamenti di massa costringono le donne al ritorno al lavoro domestico come unica attività. Ritorna centrale il problema del rapporto sociale con gli uomini e come affrontarlo.

I licenziamenti di massa costringono le donne al ritorno al lavoro domestico come unica attività. Ritorna centrale il problema del rapporto sociale con gli uomini e come affrontarlo.
La famiglia “è la contraddizione principale delle donne” che condiziona maggiormente la loro vita e le loro scelte, soprattutto nei periodi di grande crisi economica, quando vengono espulse dal mercato del lavoro e rispedite forzatamente nelle loro case. Il ruolo familiare assegnato alle donne le pone in una condizione di emarginazione, escludendole dall’attività produttiva, subordinandole, nella loro vita privata e sociale, agli interessi di altri soggetti sociali. Costrette ad una condizione di dipendenza economica, il ritiro nel privato le priva della possibilità di poter incidere nel sociale, rendendole soggetti passivi, nei processi collettivi.
L’essere “rinchiuse” in una condizione prevalentemente familiare riduce le loro forme di socializzazione, ad una sfera prevalentemente affettiva, circoscritta ai rapporti interpersonali, portandole ad affrontare i problemi in termini moralistici, piuttosto che politici. Tutto ciò rappresenta un grosso limite, che condiziona fortemente l’approccio delle donne ai problemi nella dimensione sociale. La percezione di ciò che si muove attorno a loro è caratterizzata da un approccio moralista, si tende a privilegiare un’impostazione etica, affrontando i problemi in termini personali, senza saperne cogliere le origini strutturali.
Credo sia opportuno non trascurare una conseguenza importante che l’isolamento a cui sono costrette
le donne nella loro attività quotidiana casalinga porta, e cioè a sviluppare una mentalità antisociale e antipolitica. Potrà forse sembrare un’affermazione negativa, ma in realtà si vuole sottolineare il duplice sfruttamento delle donne vittime del capitalismo. Sfruttate nella fabbrica e “sfruttate” nei loro rapporti personali.
Preoccupate di dover far quadrare il bilancio familiare con poche risorse economiche, spesso costrette ad un doppio lavoro (esterno/casa), uno mal pagato, l’altro gratuito, ma entrambi faticosi e alienanti; ciò significa che molte donne vivono una vita da “schiave domestiche”, si ritrovano ad essere loro l’unico supporto economico familiare. Questa non è certo per le donne una condizione favorevole al loro processo di sviluppo, ed è estremamente facile, soprattutto nelle condizioni sociali ed economiche del momento, vedere allontanarsi la possibilità di uscire dalle mura domestiche, ed unirsi agli altri sfruttati, per sfidare l’attuale dominio.
Citiamo un “vecchio rivoluzionario” del secolo passato, eccezionalmente moderno …”Perché sulla donna cade tutto il peso del lavoro domestico che, nella maggior parte dei casi, è il lavoro meno produttivo, più pesante più barbaro. E’ un lavoro estremamente meschino, che in se non ha nulla che, neanche in minima misura, possa contribuire allo sviluppo della donna. (Discorso pronunciato alla IV conferenza delle Operaie Senza Partito della città di Mosca da Lenin il 23/9/1919).

IL LAVORO DOMESTICO E’ RICONOSCIUTO NECESSARIO PERCHE’ PRODUCE” VALORE D’USO” MA NON E’ CONSIDERATO SOCIALMENTE PRODUTTIVO NON AVENDO “VALORE DI SCAMBIO”.
Le donne nella famiglia lavorano al di fuori dell’economia monetaria di mercato, il loro lavoro non ha un equivalente in denaro, perciò è senza valore, quindi non ritenuto socialmente un vero lavoro. L’attività della casalinga non è e non può essere considerata una” professione” ma piuttosto concepita come un dovere finalizzato all’accudimento del marito e dei figli.
In questo non c’è una reale scelta ma una imposizione. Pertanto anche la rivendicazione del salario alla casalinga confermerebbe questo “DOVERE”. La donna arriverebbe ad essere pagata non per i suoi servizi, ma per l’accettazione della sua stessa schiavitù. Benché la subordinazione della donna sia precedente al Capitalismo, oggi è questo sistema sociale ed economico che ne determina i termini, culturalmente e strutturalmente. Non tenerne conto significherebbe dare un’impostazione sessista alla questione, ossia affrontarla nei termini di un conflitto tra i sessi. Mentre la lotta di liberazione della donna è strettamente legata alla lotta per la liberazione degli esseri umani dall’oppressione, ossia alla lotta di liberazione oggi, del proletariato composto di operaie ed operai, alla lotta di classe. Lo sfruttamento della donna passa attraverso le classi “ma la donna non rappresenta una classe”.
Questo è un concetto importante da avere chiaro, perché potrebbe indurre a credere che l’unità delle donne, si basi sull’idea che la loro condizione subordinata e marginale le renda tutte uguali. Questo non è solo sbagliato ma è soprattutto fuorviante ed ambiguo. Anche se l’appartenenza allo stesso sesso porta a condividere alcune problematiche, l’appartenenza di classe pone le “discriminanti”, fondamentali per intraprendere un percorso di liberazione. È la lotta contro i privilegi delle borghesi, dei loro mariti e figli che fa la differenza. E’ la lotta per la libertà e l’uguaglianza di tutti altrimenti ci sono solo soluzioni parziali o devianti. “A parole la democrazia borghese promette l’eguaglianza e la libertà, ma di fatto, persino la repubblica borghese più avanzata non ha dato alla metà del genere umano, quella costituita dalle donne, la piena eguaglianza giuridica con l’uomo, né l’ha liberata dalla tutela e dalla oppressione dell’uomo”… (il Potere Sovietico e la Costituzione delle Donne. Lenin Pravda n. 249 6/11/19).
Oggi le donne crescono avendo accesso al potere. E’ questo che le donne vogliono? E’ questo un mondo più giusto? No, è solo un mondo con più donne al comando con il potere che il capitalismo e la loro appartenenza di classe gli dà. E questo significa che queste donne avranno sempre meno interesse a smantellare questo sistema, basato sullo sfruttamento e sulla diseguaglianza. Questo è un sistema sbagliato, ed è contro le donne. La cultura dell’indignazione individuale è improduttiva e controproducente, porta le donne a credere che ci sia la possibilità di vincere delle battaglie senza cambiare o mettere in discussione il sistema sociale ed economico in cui viviamo. Il movimento femminile deve essere parte del movimento delle masse sfruttate che lottano per la loro emancipazione.
Vorrei concludere con un’altra citazione che come le precedenti ritengo assolutamente attuali ed utili per poter comprendere la nostra condizione odierna e saperci dare un ruolo da protagoniste, nel progettare un mondo diverso.
ARCHIVIO ZETKIN: “LENIN INTERVISTATO DA CLARA ZETKIN NEL 1920”
“Pochissimi uomini anche tra i proletari, si rendono conto della fatica e della pena che potrebbero risparmiare alla donna se dessero una mano, “al lavoro della donna.” Ma no, ciò è contrario ai diritti e alla dignità dell’”uomo”. Essi vogliono pace e comodità. La vita domestica di una donna costituisce un sacrificio quotidiano fatto di mille “nonnulla”. La vecchia supremazia dell’uomo sopravvive in segreto… Il nostro lavoro politico comporta una buona dose di lavoro educativo tra gli uomini. Dobbiamo sradicarla del tutto la vecchia idea del padrone, nel partito e tra le masse”

S.O.

03/02/20

Da Rete Campagne in Lotta - PER QUALE RAGIONE SI DEVE VIVERE SFRUTTATI E IN SILENZIO? NOI SIAMO PIÙ DI LORO, RICORDIAMOCELO SEMPRE

Una persona investita e poi denunciata, un arrestato pestato selvaggiamente e diverse cariche della polizia. Dieci fogli di via già esecutivi da diversi comuni e dodici denunce per interruzione di pubblico servizio e manifestazione non autorizzata (le cui pene sono state inasprite dalle recenti leggi Salvini, con salatissime multe per blocco stradale, da 1000 a 4000 euro).
Questo è solo il primo bilancio della risposta che lo Stato e le istituzioni hanno dato alle proteste e gli scioperi messi in campo lo scorso 6 dicembre in Calabria e in Puglia. Quel giorno infatti i lavoratori e le lavoratrici delle campagne si sono rifiutate di andare al lavoro e ancora una volta hanno manifestato con coraggio, insieme a solidali venuti da tutta Italia, bloccando la zona industriale di Foggia e l’ingresso del Porto di Gioia Tauro. Le loro richieste? Sempre le stesse, da tanti anni, poter vivere e lavorare senza essere sfruttati, che per un cittadino non europeo significa anche poter accedere a un permesso di soggiorno. Per questo lo scorso 6 dicembre, ancora una volta, erano in strada per chiedere un incontro con il Ministero dell’Interno, visto che in più occasioni, nel corso degli anni, le prefetture hanno ribadito di avere le mani legate dalla legge sull’immigrazione.
In questo contesto è da sottolineare come la repressione si sia accanita in modo particolare su quelle compagne e compagni che vivono nei territori in cui queste lotte sono state portate avanti, anche attraverso gravi episodi intimidatori da parte di forze di polizia, che hanno minacciato giovani solidali pistole alla mano, con modalità iper-violente e atteggiamenti che avrebbero potuto mettere a repentaglio l’incolumità di persone la cui colpa era quella di voler sostenere la protesta auto-organizzata dei lavoratori migranti dopo i due gravissimi incidenti che sono costati la vita a 16 persone nell’agosto 2018 a Foggia.
Oppure attraverso l’utilizzo di fogli di via, che vanno a colpire la possibilità di frequentare il capoluogo della propria provincia e l’università del territorio in cui si vive. Questo significa escludere le persone dal proprio contesto sociale definendole arbitrariamente “pericolose”, per spezzare legami e relazioni. Colpire il quotidiano, isolare e frammentare i contesti e le traiettorie di vita e di lotta, in una provincia altrettanto isolata. Come si può fingere di non vedere l’arbitrarietà con cui queste pratiche vengono applicate? Come si può non riconoscere che, “pericolose” e “violente”, sono soltanto le misure repressive delle questure e delle prefetture? La risposta appare evidente in tutta la sua grossolana brutalità.
Stessa brutalità che hanno subito (e stanno subendo) i lavoratori dell’azienda Superlativa di Prato, che hanno manifestato per il mancato pagamento di sette mesi di stipendio, e in tutta risposta a loro e a chi è venuto a portare solidarietà sono stati chiesti migliaia di euro di multa. Così come i pastori in Sardegna, denunciati in 600, perché hanno protestato contro i prezzi di vendita del latte con cui non arrivano a fine mese.
Ancora più brutale e pervasiva è la repressione, che a volte diventa morte, che riceve chi lotta e si ribella nelle carceri e nei CPR (centri permanenti per il rimpatrio), all’interno dei quali si susseguono da sempre rivolte ed evasioni, contro la detenzione e le sue condizioni.
Senza dimenticare il prezzo altissimo che pagano gli immigrati che provano ad attraversare le frontiere – terrestri e marine – a cui si affianca la repressione che colpisce chi aiuta e sostiene la circolazione di persone come loro, dai numerosi solidali al confine con la Francia alle navi delle Ong nel Mediterraneo.
Così come il costante e violento attacco rivolto alle migliaia di persone che da decenni si battono contro la Tav in Val Susa, e contro le altre numerose aggressioni che ricevono i territori in cui viviamo.

Le conclusioni quindi sono sempre le stesse: se sei povero, o comunque sei costretto a lavorare per vivere, devi anche rimanere in silenzio davanti allo sfruttamento sociale, ambientale e lavorativo a cui sei costretto, se no rischi in più pestaggi, multe, limitazioni della libertà personale e il carcere.
Insomma, secondo loro dovremmo vivere iper-sfruttati e silenziati, ma perché? Fortunatamente in questo paese sono in tanti a lottare e solidarizzare, per stare meglio e per non farsi sopraffare.
I lavoratori e le lavoratrici delle campagne, chi vive nei ghetti, chi da anni porta avanti insieme a loro le stesse lotte neanche questa volta vogliono restare in silenzio.

Finché non abbiamo quello per cui lottiamo non ci fermiamo!
Blocchiamo tutto!

Rete Campagne in Lotta

Comitato lavoratori delle campagne

Collettivo InApnea

02/02/20

FEMMINICIDI - LA VERA "EMERGENZA" DA COMBATTERE

uccisione delle donne, ora quasi una al giorno, tra quelle di cui si parla e quelle che avvengono in silenzio, questa strage che è diventata quasi una "normalità" che la alimenta a sua volta, non vogliamo che se ne parli solo nelle occasioni scontate. Il fatto che il Procuratore generale Giovanni Salvi nella sua relazione all'anno giudiziario, l'abbia messa in particolare evidenza, parlando di "emergenza nazionale", mostra, chiaramente, quanto stia diventando la prima e più inaccettabile criminalità (pari solo a quella delle morti sul lavoro - di cui parliamo in un altro articolo).
Alla buon ora, diremmo.
Ma quello che è questa guerra di bassa intensità, di odio per le donne, la non-vita che devono vivere ogni giorno le donne minacciate, perseguitate, le donne che devono temere anche un suono di campanello, di uscire normalmente, solo perchè hanno rotto legami familiari, rapporti, non può essere descritta dai dati. Questi dati non possono mostrare le vere ragioni di questa guerra contro le donne.
Il procuratore dovrebbe guardare all'interno del proprio sistema, di questo Stato, di questa società. Ma non lo può fare, perchè la stessa "giustizia" è plasmata e dentro questo sistema da "moderno medioevo".

Comunque, i dati, i fatti non sono secondari. Essi mostrano l'accelerazione che i femminicidi, ma anche gli stupri, le molestie sessuali in ogni ambito, stanno avendo:
"16 donne assassinate nel 2019, cinque donne uccise in due giorni, sei in una settimana, più il cadavere di una donna ritrovato dopo mesi e il fidanzato arrestato... A Mussomeli, Caltanissetta, un uomo ha ammazzato la compagna e la figlia 27enne della donna, poi si sparato. A Genova una donna è stata uccisa da un uomo (forse l'ex marito) che poi ha tentato il suicidio. Ieri una donna è morta dopo tre giorni di violenze fisiche subite dal marito e una 28enne incinta è stata trovata senza vita. Il marito è stato arrestato. Lunedì è stata trovata senza vita nel Bresciano Francesca Fantoni, l'uomo che l'ha uccisa ha confessato dopo due giorni. Ad Alghero, Speranza Ponti, scomparsa mesi fa è stata ritrovata cadavere: il fidanzato è in stato di fermo..."
"...le donne uccise sono state 131 nel 2017, 135 nel 2018 e 103 nel 2019. Aumenta di conseguenza il dato percentuale, rispetto agli omicidi di uomini, in maniera davvero impressionante", ha sottolineato Salvi. "...Tra le mura domestiche, o comunque per mano di partner, mariti e fidanzati, vengono commessi oltre l'85% dei delitti con vittime femminili. La coppia si conferma come un 'luogo' ad alto rischio. Nel 28% dei casi, la violenza procede il suo corso ingravescente e sono stati riscontrati precedenti maltrattamenti come violenze fisiche, stalking e minacce...".

I fatti mostrano anche la barbarie, la ferocia con cui avvengono molti di questi femminicidi, frutto dell'odio dell'uomo, spesso un frustrato, piccolo "uomo", per il fatto che la donna ha osato mandarlo via, ribellarsi alla sua autorità oppressiva quanto misera, che la donna semplicemente voglia essere una persona che può decidere della sua vita.
Ma questo odio lo dobbiamo chiamare per quello che è: fascista.
E non può che essere alimentato sempre più oggi! Il fascio populismo, con il suo naturale, inevitabile, compagno di strada, il sessismo, ha "inquinato" settori delle masse, televisione, mass media; esso ha una sua ufficiale  rappresentazione politica, istituzionale - di cui Salvini e Lega, sono i principali rappresentanti, ma non certo i soli - che legittima anche l'impossibile - Al festival di Sanremo si permette che uno squallido fascista possa cantare l'elogio del femminicismo... Vi è una ripresa con una impronta fortemente conservatrice, del ruolo della famiglia (rigidamente composta da una madre-donna e un padre-uomo) e in essa delle donne. E non è un caso che anche su questo il governo attuale non ha cambiato linea dal precedente. E l'elenco delle manifestazioni del fascio/sessismo istituzionalizzato è lungo.

Il moderno fascismo è l’edificazione a sistema di tutto ciò che è reazionario, maschilista.
In questo senso di che si meravigliano se le uccisioni delle donne aumentano?
Né ci sono interventi di legge, di controllo che possano frenarli. Anzi gli interventi del governo, di natura securitaria, repressiva (aumento delle pene) di controllo delle donne, di chiusura di luoghi delle donne, invece di far diminuire i femminicidi e le violenze sessuali, le incentiva. In questo humus il femminicidio diventa in un certo senso "naturale".

Ma se i femminicidi sono delitti fascisti, si deve rispondere come si risponde alla violenza fascista, con la necessaria violenza, forza collettiva della lotta delle donne.
Il movimento delle donne deve diventare esso un "pericolo", per gli uomini, il governo, lo Stato, la polizia, la magistratura. I quartieri dove una donna viene uccisa devono essere occupati dalle donne - come bene hanno fatto le donne di Milano nel quartiere S. Siro -; gli uffici della polizia che mette nei cassetti le denunce delle donne, devono essere invasi dalle donne; così come le aule dei Tribunali che mettono spesso in scena una doppia violenza contro le donne, ecc. ecc. 
Nessuna donna deve essere sola! Trasformiamo in lotta, azione concreta il nostro slogan:
PER OGNI DONNA, UCCISA, STUPRATA, OFFESA, SIAMO TUTTE PARTE LESA!